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Troubles & Libertés – « L’espace d’un instant »

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Le Centre Franco Basaglia s’exprime à partir de trois univers d’inspiration : la reconnaissance et l’émancipation, l’hospitalité et la justice sociale.

Les univers d’inspiration sont des imaginaires agissant sur le désir de vivre ensemble et de faire société en commun avec les maladies psychiatriques et la souffrance psychique. Ils ne visent pas à homogénéiser la pensée, mais à faire varier les points de vue dans des controverses. Un univers est bigarré de couleurs sans cesse en réajustement.

Le Centre Franco Basaglia manifeste ses univers d’inspiration selon trois régimes d’expression : le sensible, l’intelligible ou les normes.

Le sensible est ce qui peut être perçu par les sens. L’intelligible ce qui peut être compris.
Rendre sensible et rendre intelligible sont des mouvements pour rendre le monde plus partagé.

Composer des normes cherche à renouveler les institutions qui soutiennent les relations humaines en lien avec le trouble-souffrance.
Composer des normes vise à réinstituer un commun. Composer des normes peut prendre la forme de propositions politiques, mais pas que…

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Le trouble pop

Le trouble pop

Depuis la nuit des temps, ce que l’on appelle la folie inspire la création artistique autant qu’elle fascine le public. Hélas, l’image qu’en renvoie la production culturelle, notamment audiovisuelle, est souvent bien éloignée de la réalité… Quel est leur impact sur les personnes immédiatement concernées ?

Folie furieuse

Folie furieuse : la fin d’un mythe ?

Encore largement associée à la dangerosité dans l’inconscient collectif, ce que l’on appelle « la folie » fascine autant qu’elle effraye et fournit – à tort ou à raison – une source d’inspiration inépuisable pour les créateurs de tout poil. Mais d’où provient cette image du fou furieux, et surtout : est-elle fondée ?

Gros-Câlin, histoire(s) de mue(s)

Gros-Câlin, histoire(s) de mue(s)

Récit drôle et touchant de la solitude ordinaire où le trouble est omniprésent, le premier roman d’Émile Ajar (en réalité le vingtième de Romain Gary) nous met dans la peau de Michel Cousin, statisticien parisien esseulé et peu sociable, dont les besoins affectifs sont comblés par un python de deux mètres vingt – le bien-nommé « Gros-Câlin ».

Parler de soi quand on parle de l’autre (et inversement)

Parler de soi quand on parle de l’autre (et inversement)

Quand une personne expose ses failles – volontairement ou non –, les projections vont bon train, et il n’est pas rare que l’autre écrase ou infantilise plutôt que de chercher à s’éduquer. Comment créer des cadres propices à la déconstruction des clichés associés au trouble psychique ? Et quelle légitimité avons-nous, en tant que travailleurs et travailleuses gravitant, de près ou de loin, autour de la psychiatrie, pour accueillir, soigner et sensibiliser au mieux ?

D'amour et de fantômes

D’amour et de fantômes

Accompagner le deuil avec une infinie tendresse, voilà ce que propose Laurie Anderson dans son film « Heart of a Dog » (2015). Ode à la vie portée par la voix hypnotique de l’artiste interdisciplinaire, c’est une invitation au souvenir et à une douce introspection, un appel à la poésie quand la vie et le monde nous semblent vides de sens. Pouvons-nous nous en inspirer pour adoucir le deuil en temps de covid ?

Pendant une année entière, l’humoriste états-unien Bo Burnham s’est attelé à écrire, réaliser, interpréter et monter « Inside », un « truc » audiovisuel, lors des confinements successifs. Selon notre animatrice, c’est l’oeuvre la plus forte qui soit sortie de cette période pour le moins étrange (et toujours pas terminée) : sans jamais mentionner la pandémie, le comédien y passe du coq à l’âne – et nous du rire aux larmes – en 87 minutes chrono, alternant des sujets aussi variés que le privilège blanc, la société hyper connectée, l’ennui, la solitude ou encore les pensées suicidaires, et renvoie à travers l’écran le reflet de notre propre impuissance…

Bo Burnham : soigner le monde par l’humour

Pendant une année entière, l’humoriste états-unien Bo Burnham s’est attelé à écrire, réaliser, interpréter et monter « Inside », un « truc » audiovisuel, lors des confinements successifs. Selon notre animatrice, c’est l’oeuvre la plus forte qui soit sortie de cette période pour le moins étrange (et toujours pas terminée) : sans jamais mentionner la pandémie, le comédien y passe du coq à l’âne – et nous du rire aux larmes – en 87 minutes chrono, alternant des sujets aussi variés que le privilège blanc, la société hyper connectée, l’ennui, la solitude ou encore les pensées suicidaires, et renvoie à travers l’écran le reflet de notre propre impuissance…

Une enfance à Lierneux

Une enfance à Lierneux

Le thermos de café est prêt. Plus loin, les médicaments. Ce soir, sans doute, un bon programme télé. Antoinette et Hildergard sont ici chez elles. Une balade improvisée, quelques emplettes à la petite batte voisine et la campagne à perte de vue… Lierneux, ni le village de «fous» comme le prétend la légende, ni le paradis terrestre. Simplement la vie. Avec la psychiatrie, les patients en famille, la moisson estivale et l’horloge qui tic-taque. (Hugues Dorzée ; Le soir ; 5 août 1998)

La parole est un oeuf

La parole est un oeuf

Certes, la valeur de la parole d’une personne peut dépendre de son statut social. Quand les experts, les académiques ou les politiques s’expriment, ça a une autre légitimité que quand la RTBF fait un micro-trottoir, et une autre encore quand une personne sans domicile fixe apostrophe les passants. Mais, à l’inverse, la nature de la prise de parole ne peut-elle pas donner un statut à la personne ?

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